Manuella, gestion & logistique


Manuella Barjolle gestionnaire et logisticienne

Quel est votre parcours ?

Mon parcours scolaire n'a aucun rapport avec l'imprimerie : je suis plutôt matheuse (licence et maîtrise de math à Angers). Sans grande vocation professionnelle, ayant été surveillante en lycée et ayant donné de nombreux cours particuliers lorsque j'étais étudiante, j'ai tenté les concours en pensant devenir prof de math : à l'époque, il y avait 500 places pour 5000 candidats, ce n'était pas une sinécure !

À peu près au même moment, j'ai rencontré Stéphane, qui travaillait chez Papcart à ce moment-là. Quelques mois plus tard il a souhaité se lancer en indépendant, et c'est assez naturellement que je l'ai suivi dans son projet. Tout d'abord, c'était de façon assez espacée, car nous avons fondé une famille, et j'ai dû concilier travail et vie de mère partiellement au foyer. Les enfants grandissant, j'ai passé de plus en plus de temps à l'imprimerie, notamment pour tout ce qui concerne la comptabilité.

Les débuts étaient un peu chaotiques, car on ne s'improvise pas comptable : toutefois, les chiffres ne me faisaient évidemment pas peur, et j'ai pris tout cela à bras le corps. Au fil des ans, les besoins comptables se sont faits plus importants, et j'ai progressivement laissé cette partie à un expert-comptable, tandis que je prenais en charge d'autres domaines, selon les besoins qui se faisaient sentir, en même temps que l'entreprise familiale se développait.

Quelles sont vos fonctions au sein de l'entreprise ?

Tout d'abord, je m'occupe toujours de la comptabilité quotidienne : édition des factures, réception des factures fournisseurs, suivi des comptes, transmission à l'expert... c'est en quelque sorte une "tâche de fond", avec de nombreuses autres choses plus ou moins bien définies : secrétariat, accueil des clients, répondre au téléphone, emmener des commandes chez des clients. C'est fastidieux mais indispensable au bon fonctionnement de l'entreprise. Cela inclut également la gestion du planning, les commandes de papiers, les devis, la réception des commandes, l'envoi des bons à tirer, et une foule d'autres choses quotidiennes.

Plus spécifiquement pour la fabrication des stickers, je m'occupe de faire les amalgames : sans révéler mes petits secrets, il s'agit d'organiser des planches à imprimer de façon à optimiser les formats, les quantités et les formes que nous devrons ensuite produire. C'est un travail un peu empirique, qui dépend essentiellement des commandes que nous avons en cours, mais dont j'ai maintenant une grande habitude. Cela nous permet de réduire nos coûts de production et de faire fonctionner les machines au mieux de leurs capacités, en gardant notre politique tarifaire. Ce travail me plaît beaucoup : il est à la fois logique, mathématique, pointilleux, et demande une dose d'astuce pour organiser les planches à imprimer au mieux. Je reste également beaucoup en contact avec William et Stéphane, de façon à leur faciliter le travail, en tenant compte par exemple des couleurs à utiliser, ou des formats à découper. Tout cela, c'est du temps gagné et du confort de travail pour les étapes de fabrication à proprement parler.

Je mets également la main à la pâte dans l'atelier : décorticage des stickers, mise sous élastique, mise sous film, colisage, etc. Le colisage, en particulier, et tout ce qui va avec l'envoi est une partie qui demande une bonne organisation pour ne pas s'y perdre : nous envoyons jusqu'à 200 colis par semaine, ce qui peut faire dans les 150 000 stickers.

N'est-ce pas un poste chaotique à organiser compte tenu de sa diversité ?

J'ai pris l'habitude de mener tout ça en parallèle, et ne suis certainement pas irremplaçable. Mais je dois bien dire qu'il est probable que si je doive m'absenter pendant deux semaines, mes collègues seraient un peu perdus dans les premiers temps. J'imagine que c'est le propre des postes de travail centrés sur la logistique : je suis malgré moi au milieu de la chaîne de production, puisque je collecte toutes les informations nécessaires à chaque commande. Lorsqu'un client téléphone, c'est le plus souvent à moi qu'il aura affaire.

À ce titre, le nouveau site internet nous a permis de centraliser les informations, en y incluant un suivi précis de chaque étape de production, que je mets à jour scrupuleusement pour que chacun dispose d'informations exactes sur une commande en particulier.

Propos recueillis et mis en forme par Camille Leclerc
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